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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:32

Il y a moins d'un mois qu'on parlait la dernière fois du 1fr vermillon sur ce blog, pour mentionner l'existence d'une variété « à la barbiche ». La paire que nous présentons aujourd'hui ne mérite un article que grâce à une coïncidence fortuite, l'offre simultanée de deux paires du 1fr vermillon.

 

Dominique, blogueur prolifique, nous a déjà présenté la première de ces deux paires :

 

http://lh6.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TPJhUuzN5iI/AAAAAAAACCU/p5fxBKAmv3k/s400/28-11-2010-1.jpg

Mis en vente par Behr Philatélie, vente sur offres n° 11 se terminant le 08.12.2010, lot n° 227.

 

Cote : 85 000€
Prix de départ : 40 000€
Prix de vente : 42 775€

 

Le vendeur précise qu'il s'agit d'une paire superbe du vermillon vif et qu'il existe moins de cinq paires de ce timbre. Passons sur le « superbe » qui est franchement optimiste et revenons sur les cinq paires. Moins de cinq, c'est trois ou quatre ? Je dirais que ce n'est pas possible, il y a en forcément plus.

 

Déjà il y a en au moins deux puisque hasard du calendrier une seconde paire vient tout juste d'être vendue à Genève :

 

http://lh3.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TPJhU5jxA1I/AAAAAAAACCY/ig-ui04ZqfQ/s800/28-11-2010-2.jpg

Mis en vente par David Feldman SA, vente aux enchères publique du 19.11.2010, lot n° 20010.

 

Valeur estimée : 18 000€
Prix de vente : 18 000€

 

Il s'agit d'une paire vermillon foncé, à mon humble avis plus jolie que la précédente. On a donc deux paires oblitérées. Pour ne pas dépasser quatre, il faut omettre les paires neuves, les paires oblitérées sur lettres (on en connaît au moins trois, dont une est illustrée sur ce blog) ainsi que la bande de quatre sur fragment de lettre. Et que dire de l'énorme bloc de 32 timbres oblitérés du 1fr vermillon terne qui a été découpé il y 75 ans ?

 

Bref, on va dire qu'il n'y a pas plus de quatre paires du 1fr vermillon vif oblitéré et là ça devrait être bon !

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 21:39

Le monsieur avec la barbiche sur les premiers timbres français, c'est Napoléon III, et c'est en 1852 (et en 1853 la mention Répub[lique] franç[aise] est remplacé par Empire Franc) pas en 1849. En 1849, les tous premiers timbres portent l'effigie d'un jeune homme d'une déesse grecque portant une couronne d'épis dans les cheveux, ainsi qu'un grappe de raisins.

 

Il arrive cependant que la barbiche de l'empereur soit parfois présente au menton de la déesse :

 

 http://lh4.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TNcHoCGcjqI/AAAAAAAAB_4/dEBFAkmhvFo/s800/07-11-2010-1.jpg
Mis en vente par David Feldman SA, vente aux enchères publique du 19.11.2010, lot n° 20014.

Valeur estimée : 80 000€
Prix de vente : 75 000€

 

Il semblerait que cette variété plutôt spectaculaire soit une dégradation progressive de l'un des clichés de la planche. Lequel ? Le cliché du tête-bêche ! En effet, en position 34 ou 35, je n'arrive plus à retrouver, on a le tête-bêche et sur une des rares paires connues, on a sur l'un des timbres cette variété « à la barbichette ».

 

Le vendeur précise que le timbre est neuf avec légère charnière, qu'il s'agit de la teinte vermillon foncé qu'il y a des marges blanches tout autour (c'est quand même très serré en bas !) et que la variété est beaucoup plus marqué que sur l'autre exemplaire connu. Voyons cet autre exemplaire :

 

 http://lh6.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TNcHoTbZ8gI/AAAAAAAAB_8/Ed15CuK3iNk/s800/07-11-2010-2.jpg
Mis en vente par Spink, vente aux enchères publique du 17.11.2003, lot n° 77.

Valeur estimée : 35 000€ à 50 000€
Prix de vente : Inconnu

Collection Lafayette

 

Ce timbre est superbe d'apparence mais possède un très léger aminci et quelques petites taches de rouille dans la marge. On peut constater que la barbichette est différente du premier exemplaire illustré dans ce billet. Il s'agit d'un vermillon terne, la seule nuance sur laquelle cette erreur avait été constatée d'après le vendeur. Eh bien, ce n'est plus le cas !

 

 

 

Mises à jour : Une lettre postée de Paris le 4 janvier 1849 et une lettre postée de Guadeloupe affranchies de timbres français.

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 21:23

Il n'y a pas que les Américains, les Britanniques ou les Suisses qui peuvent se vanter d'avoir des timbres rares dont les prix défient l'imagination :

 

http://lh6.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TLn7ah4alQI/AAAAAAAAB-g/jXRhgK1gNVw/s800/16-10-2010-1.jpg

Mis en vente par Boule philatélie, vente aux enchères du 16.10.2010, lot n° 36.

 

Valeur estimée : 300 000 à 350 000€

Prix de vente : Inconnu

 

Mis en vente par Spink le 17.11.2003, lot n° 90

Valeur estimée : 200 000 à 275 000€

Prix de vente : 240 000€

 

ex Champion, collection « Lafayette »


Inutile de préciser qu'il s'agit d'un tête-bête du 80 centimes carmin à l'effigie de Napoléon III, vous l'aurez reconnu. La description de cette pièce est spartiate : « France, 1853-1860, 80c carmin en paire tête-bêche neuve avec gomme. Unique paire tête-bêche connue, grande rareté de la collection de France classique. » 

 

Pourquoi si peu de détails ? Ce n'est quand même pas tous les jours qu'une pièce unique est offerte à la vente ! Unique ? En fait pas vraiment, il y a également des paires tête-bêche oblitérées. Il y a en même plusieurs sur lettres... Il s'agit cependant de la seule telle paire à l'état neuf. Elle a été découverte par le marchand Théodore Champion (le premier à ouvrir boutique sur la rue Drouot à Paris) dans les années 1930.

 

Je termine en observant que lors de la vente de 2003, le timbre était décrit comme neuf avec gomme partielle (et non complète et intègre comme on pourrait naïvement le supposer) et que le scan très précis semble indiquer qu'il y ait un léger froissement du papier du timbre supérieur mais il peut s'agir d'un artifice; le vendeur ne mentionnant rien à ce sujet.

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 22:42
Lorsqu'on compare les catalogues de vente des maisons françaises avec à ceux des vendeurs anglo-saxons, des vendeurs des pays nordiques ou de la Suisse, on remarque immédiatement une différence de style. Là où les Américains aiment bien décrire et vanter (parfois outrageusement) les objets mis en vente, le Français se contente d'être le plus bref possible.

Dans l'esprit de chacun, peut-être la langue française doit-elle être réservée aux mots doux murmurés entre amants....

Voici un exemple de l'absence de prolixité qui me laisse perplexe :

Mis en vente par Numphil, vente aux enchères du 23.05.2009, lot n° 107.

Valeur estimée : 15 000 et 20 000€

On lit « 1853-1860, 20c bleu oblitéré étoile rouge, C. PLOMBIERES en rouge sur enveloppe pour Paris. 14 juillet 1859. Grande rareté de qualité exceptionnelle, la plus belle lettre connue, signé et certificat Calves, signé Scheller. Yvert 14A, Cérès 14 I ».

Cette description donne quelques informations importantes : le timbre utilisé, la description du cachet, la présence d'un certificat d'authenticité. Cependant, absolument rien n'indique au collectionneur peu érudit qu'est-ce qui est d'une grande rareté. Le timbre est tout ce qu'il y a de plus commun, l'étoile rouge n'est pas une grande rareté, le pli ne semble pas présenter de caractéristiques exceptionnelles (comme un texte historique). Reste le cachet à date, Plombières, 14 juillet 1859. Peut-être un lecteur plus versé que moi pourra-t-il m'éclairer ?

Il s'agirait de la plus belle lettre connue mais j'ai quand même l'impression qu'elle a été pliée. Peut-être est-ce une caractéristique que le vendeur considère qu'il n'a pas à mentionner.

Il y a d'autres différences qui distinguent les vendeurs Français. Déjà, une vente aux enchères en France ne semble pouvoir être organisée que par un commissaire-priseur, un titulaire d'une charge qui, comme la charge d'un notaire, doit être achetée. Le métier de commissaire-priseur est très encadré et les intéressés se plaignent justement de ce cadre légal qui entrave leur compétitivité internationale. Cependant, et je cite wikipédia, « dans la plupart des autres pays, ce cadre est en effet beaucoup moins contraignant voire inexistant, réduisant d'autant les garanties dont bénéficient tant les acheteurs que les vendeurs ». Est-ce vraiment le cas ?

Examinons un point des conditions de vente qui m'a étonné :

Tous les biens sont vendus tels quels dans l’état où ils se trouvent au moment de la vente avec leurs imperfections ou défauts. Aucune réclamation ne sera possible relativement aux restaurations d’usage et petits accidents. Il est de la responsabilité des futurs enchérisseurs d’examiner chaque bien avant la vente et de compter sur leur propre jugement aux fins de vérifier si chaque bien correspond à la description.

Les indications données par Numphil sur l’existence d’une restauration, d’un accident ou d’un incident affectant le lot, sont exprimées pour faciliter son inspection par l’acquéreur potentiel et restent soumises à son appréciation personnelle ou à celle de son expert. L’absence d’indication d’une restauration d’un accident ou d’un incident dans le catalogue, les rapports, les étiquettes ou verbalement, n’implique nullement qu’un bien soit exempt de tout défaut présent, passé ou réparé. Inversement la mention de quelque défaut n’implique pas l’absence de tous autres défauts.


Incroyable ! On ne garantit même pas à l'acheteur que les lots sont décrits de façon exacte; c'est à lui de vérifier que la description du vendeur est précise en examinant les lots à l'avance. Ce n'est pas ce qu'on peut appeler des conditions de vente qui augmentent la garantie dont bénéficie les acheteurs !

Dans les ventes nord-américaines, les conditions ressemblent le plus souvent à celles-ci :

In our opinion, all lots are as described. If a prospective purchaser wishes to obtain another expert opinion - acceptable to us - on a lot (not including mixed lots or collections containing undescribed stamps), he must request an extension in writing before the time of the auction (on the bid sheet is acceptable). Lots sold under this condition shall be held open for up to 120 days, after which the lot will not be returnable for any reason. Items that already have such certificates are sold on the basis of those certificates (unless otherwise stated in the description). Expenses for certificates shall be borne by the purchaser. If a negative opinion is received within the 120 days, the purchase price will be refunded in full, and the expertising fee (to a maximum of $40) will be paid by us. All lots sent on extension must be paid for under our normal terms. The inability of an expert committee to render an opinion on a lot is insufficient grounds for its return.

Claims for errors in description, including condition, must be made within 7 days after receipt, but no later than 45 days after the auction. Stamps returned must be in the state received and must be sent by registered mail or bonded courier. Lots back stamped, marked or encapsulated by experts or expert committees are not returnable. It is the purchaser's responsibility not to let this happen. Stamps described as having defects are not returnable on account of their condition. No lots may be returned by bidders who have had an opportunity to examine, or an agent, view them on their behalf before the sale, nor any stamps which have been photographed for perforations, centering, margins or cancellations. All stamps photographed in colour are reproduced with extreme care as to accuracy of colour and shade, however stamps photographed in colour may not be returned because of shade differences between the lot and photograph.


Les droits et devoirs semblent partagés de façon relativement équitable entre l'acheteur et la maison de vente. Entre parenthèse, on voit quel crédit est accordé aux signatures et marques d'expert de l'autre côté de l'Atlantique : une dégradation du timbre suffisante pour refuser tout remboursement...

Revenons à Numphil et continuons de lire ses conditions de vente :

Le mode normal pour enchérir consiste à être présent dans la salle de vente. Toutefois Numphil pourra accepter gracieusement de recevoir des enchères par téléphone d’un acquéreur potentiel qui se sera manifesté avant la vente.

Numphil pourra accepter gracieusement d’exécuter des ordres d’enchérir qui lui auront été transmis avant la vente et que Numphil aura accepté.

Voilà ce qui s'appelle ne pas vouloir vendre ! Comme si tout les collectionneurs de France et du monde pouvaient sauter dans un avion pour Paris le samedi matin pour assister à la vente le soir... Celui qui misera sur le timbre le plus rare du Canada en aura certainement les moyens. En aura-t-il le temps ou le goût, c'est moins certain.

Je suis un peu méchant car nonobstant le « mode normal d'enchérir » qui consiste à être présent, il est indiqué plus loin dans le catalogue de vente qu'il est possible de miser en direct par internet. Un bon point pour le vendeur !

Ayant l'avantage d'habiter en région parisienne, je pourrai assister à la vente en personne, il me suffira de prendre le RER A jusqu'au Champs-Élysée mais s'il me prenait l'envie de vouloir miser sur un lot, je devrai aller l'examiner attentivement auparavant, ce que je pourrai faire à Paris IXème du lundi au vendredi de 10h à midi et de 14h à 18h. Bravo, encore plus fort que les horaires des banques !

D'ailleurs la mienne, « afin de mieux me servir », ferme désormais à 13h le samedi plutôt qu'à 15h.

Allez, bonne nuit et rendez-vous samedi dans une semaine sur les Champs !


Mises à jour : Le timbre le plus rare du Canada est en couverture de catalogue mais on trouve également un timbre de Naples sur journal et j'ai noté un double de Genève utilisé localement.

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 21:34
Une erreur moderne relativement fréquente est l'impression de timbre sans sa valeur d'affranchissement. Personnellement, je trouve que cette erreur est particulièrement mignonne sur ce timbre :

Mis en vente par Cherrystone Philatelic Auctioneers, vente aux enchères du 29.04.2009, lot n° 364.

Cote : 17 500€
Mise à prix : 9500$
Prix de vente : Invendu

Les amoureux de Raymond Peynet sont trop touchants pour être vendus 2,10 francs... et vont si bien avec la musique de Brassens :






Mises à jour : Encore un 1fr vermillon sur lettre, un bloc de 6 du penny black puis deux timbres de la poste aérienne de Terre-Neuve, 1 et 2.
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 21:06
Certains afficionados du ballon rond pourraient penser que je fais référence à un championnat bien connu mais non, ce qui m'intéresse ici est cette lettre, à première vue anodine :

Mis en vente par Giorgino, vente aux enchères du 27.03.2009, lot n° 1184.

Mise à prix : 15 000 Fr
Prix de vente : Invendu

Affranchie de d'une paire timbres Cérès de 10 centimes, cette lettre a été postée le 8 septembre 1850 à Marseille. Le 8 septembre ? Le premier jour officiel serait le 12 septembre selon le vendeur, ce que mon catalogue Yvert & Tellier ne confirme pas, l'information étant absente. Je me demande d'ailleurs à quoi il me sert ce catalogue...

Wikipédia précisant que la plus ancienne date d'utilisation connue est le 12 septembre, j'ai laissé un commentaire sur la page de discussion pour qu'un philatéliste plus chevronné modifie l'article s'il le juge bon. La lettre ci-haut, signée Calves, serait donc la plus ancienne connue avec ce timbre de 10 centimes.

Une autre curiosité, c'est qu'elle semble être insuffisamment affranchie. En effet, le tarif d'une lettre simple était passé de 20 à 25 centimes le 1er juillet 1850.

Quand on est de Marseille, on est condamné à ne plus croire à rien ! écrivait Gaston Leroux.



Mises à jour : Un 1fr vermillon sur lettre invendu à Paris tente sa chance en Suisse, un usage correct pour la surcharge aérienne Pasteur et ce qui semble être un double de Genève sur fragment.

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 23:00
En 1928, la traversée de l'Atlantique par paquebot demandait une petite semaine de cinq ou six jours. C'est cette année-là que les Français auront une idée qui semble aujourd'hui plutôt saugrenue afin de gagner un peu moins d'une journée dans les délais d'acheminement du courrier.

Ça se passe sur le paquebot Île-de-France, le 13 août 1928. Le paquebot, parti du Havre, est à environ 750 km de New-York, sa destination. Un hydravion, piloté par le lieutenant Demougeot, est catapulté (par un dispositif sur rail mû par des pistons à air comprimé) au-dessus de l'océan. Cet hydravion se posera sur l'Hudson (ça ne vous rappelle pas un événement récent ?), ce qui permettra de livrer le courrier à New-York un peu plus d'une demie-journée avant l'arrivée du paquebot.

L'expérience est un succès. Elle sera réitérée au voyage de retour vers Le Havre (en pratique l'hydravion puis durant de nombreuses autres traversées en 1929 et 1930, avant d'être abandonnée car, à défaut d'amuser la galerie, l'intérêt de cette manoeuvre n'est pas évident.

L'affranchissement d'un pli destiné à voyager ainsi était surtaxé de 10 francs pour la partie aérienne. Lors des deux premiers vols inauguraux (l'un vers New-York et l'autre vers Le Havre au retour), une griffe commémorative est apposée sur les plis :

AOUT-SEPTEMBRE 1928
PREMIER LIASON POSTALE AERIENNE
TRANSATLANTIQUE
PAR HYDROAVION LANCE PAR CATAPULTE
DE " L'ILE DE FRANCE "
PILOTE LIEUTENANT DE VAISSEAU L. DEMOUGEOT,

griffe complétée par un cachet octogonal LE HAVRE A NEW YORK ou NEW YORK AU HAVRE.

Suite à l'arrivée à New-York, l'engouement du public est grand et le consul français autorise deux surcharges afin de pallier à une éventuelle pénurie de timbres de 10 francs pour le voyage retour :

Mis en vente par François Feldman, vente sur offres n° 79 du 12.03.2009, lot n° 776.

Cote : 15 500€
Mise à prix : 7000€

Mis en vente par François Feldman, vente sur offres n° 79 du 12.03.2009, lot n° 778.

Cote : 19 250€
Mise à prix : 9000€
Prix de vente : Invendu

Ces timbres sont rares, 2700 et 900 exemplaires ont été surchargés. Il y a deux types différents; on voit sur les deux lots ci-haut que l'espacement entre le 10 Fr. et les deux barres horizontales n'est pas le même. Dans un cas on a 6 mm, dans l'autre huit.

L'administration n'a pas vu d'un très bon oeil ces surcharges; elles ont été démonétisées immédiatement. Ces timbres n'ont donc pu servir que sur les plis ayant fait le voyage retour.

Voici deux plis offerts dans la même vente :

Mis en vente par François Feldman, vente sur offres n° 79 du 12.03.2009, lot n° 777.

Mise à prix : 300€
Prix de vente : Invendu

Mis en vente par François Feldman, vente sur offres n° 79 du 12.03.2009, lot n° 779.

Mise à prix : 6000€
Prix de vente : 6489€

Ces deux plis présentent tous les deux un caractère artificiel. Le premier parce qu'il est adressé au lieutenant Demougeot qui n'est autre que le pilote; une remise en main propre n'était pas suffisante ? Le second car il est à destination de New York; il s'agit donc d'un envoi purement philatélique, peut-être de J.J. Klemann à lui-même. De plus, il serait insuffisamment affranchi (le montant de 10 francs ne servant à payer que la surcharge pour la poste aérienne). Le vendeur (qui donne par erreur le 23/8/28 comme date du cachet) ne précise pas s'il y a des marques d'arrivée au verso; on peut donc émettre l'hypothèse que la lettre n'a même pas voyagée.

Mise à jour du 30 mars 2009

Voici deux plis qui semblent être correctement affranchis :

Mis en vente par Giorgino, vente aux enchères du 27.03.2009, lot n° 1265.

Mise à prix : 8000 Fr
Prix de vente : 10 000 Fr

Chaque lettre est affranchie au tarif de 1,50 franc, auquel on s'ajoutent 10 francs correspondant à la surtaxe aérienne. Les timbres sont oblitérés du cachet approprié ainsi que divers autres éléments comme la griffe commémorative, la signature du pilote, etc.

Ce qui est quand même un peu dommage c'est que les lettres ont fait un détour par Brest avant d'être redirigées vers Paris, du coup le gain d'une journée offert par l'hydravion catapulté devient anecdotique.




Mise à jour : Ce que font les britanniques avec les lettres immergées dans l'océan.


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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 23:28
C'est un participant assidu du newsgroup fr.rec.philatelie qui a fait une observation amusante que je reprends sur ce blog.

Voici d'abord un timbre relativement commun, le 10 centimes Napoléon III « lauré », de couleur bistre :

10 centimes Napoléon III
Mis en vente par frenchcovers sur ebay, vente aux enchères se terminant le 14.12.2008, lot n° 190272901135.

Prix de départ : 0,01€
Prix de vente : 44,94€

Cet exemplaire est neuf avec gomme. Le vendeur, dans un optimisme débridé, le qualifie de superbe. Une vente bien ordinaire qui serait passée totalement inaperçue s'il n'y avait pas eu, une semaine plus tard, le lot suivant d'offert à la vente :

10 centimes Napoléon III
Mis en vente par antoseka sur ebay, vente aux enchères se terminant le 27.12.2008, lot n° 130276902164.

Prix de départ : 1,00€
Prix de vente : 25,50€

Il s'agit d'un timbre non-émis, qui est numéroté par le catalogue Yvert & Tellier et qui est donc recherché par des collectionneurs qui autrement ne s'y seraient pas intéressés. Sans être rare, il est beaucoup moins commun que son homologue sans surcharge.

On se convaincra facilement que ce timbre est le même qui celui illustré en début d'article. En examinant les listings d'enchères sur ebay, on constate que l'acheteur du premier est le vendeur du second...

Le vendeur précise que le timbre est authentique mais que la surcharge n'est pas d'époque. On s'en doute, vu sa médiocre ressemblance avec l'original. Le procédé utilisé est probablement numérique, vu la pixellisation. Dans ce cas, pourquoi ne pas mieux reproduire l'original ?

Comme le fait remarquer un autre lecteur de fr.rec.philatelie, on ne peut que s'incliner devant un type qui « investit » 45 euros pour acheter un timbre qu'il bidouille si manifestement pour le reproposer ensuite à la vente à partir de un euro. Réussira-t-il à convaincre un acheteur ? Réponse dans quelques jours...


Mise à jour : Plus sérieusement, la détermination des types de surchage pour le vol du Columbia ainsi que l'ajout d'une page de références philatéliques accessibles sur la toile.

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 22:43
Ce n'est un secret pour personne, les premiers timbres n'étaient pas dentelés. Il fallait donc, pour les séparer, manier le ciseau, ce que les agents du service postal faisaient avec plus ou moins de dextérité. Rapidement, des expérimentations de dentelure eurent lieu un peu partout dans le monde.

L'Angleterre (forcément) émettait ses premiers timbres dentelés en 1854, grâce à une technique mise au point par un Irlandais, Henry Archer, en 1848. En France, il fallut attendre 1862. Choisir la même solution que les britanniques ne pouvait évidemment se faire qu'après avoir exploré d'autres pistes.

Parmi ces pistes, il y eut la machine des frères Susse, papetiers à Paris, qui « permet de faire en cinq minutes le travail d'une heure ». Manifestement, on n'avait pas encore pensé à adapter la guillotine pour trancher le papier car dans ce cas je doute que le gain eut été aussi manifeste.

À l'exception des premiers timbres de Finlande à la dentelure si particulière, je crois que je n'ai jamais vu d'aussi grosses dents :

80c rose, piquage de Susse

Mis en vente par Behr Philatélie, vente sur offres n° 5 se terminant le 25.11.2008, lot n° 243.

Prix de départ : 900€

Prix de vente : Invendu


En général, ces essais de perforations se collectionnent sur lettre, afin d'éliminer tous les exemplaires de complaisance. En effet, que faire d'une machine à perforer une fois qu'elle a échoué à convaincre ? La revendre à un marchand de timbre... Ce serait la maison Maury (on parle beaucoup du catalogue éponyme en ce moment sur les blogs) qui s'en serait portée acquéreur une dizaine d'années plus tard.

L'exemplaire ci-haut est exceptionnellement bien centré et a donc probablement été « fabriqué » avec soin. Il n'en demeure pas moins un témoin amusant des efforts réalisés par les inventeurs du dix-neuvième siècle pour créer les vignettes dentelées qui ont tant déclenchées de passion et qui arrivent aujourd'hui en fin de vie...


Mise à jour : Chez le même vendeur, un 1fr vermillon vif sur lettre ainsi qu'un bloc pour le bien des aveugles.

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 21:03
Parfois, certains timbres extrêmement rares ne sont connus qu'en (très) mauvais état. Le collectionneur n'a donc pas le choix, s'il souhaite faire l'acquisition d'un tel timbre, il devra se contenter de l'état dans lequel il est disponible. Cependant, parfois, certaines raretés sont disponibles en excellent état ou en très mauvais état. Voici un exemple de la seconde possibilité :

Le n° 1 de France, tête-bêcheLe n° 1 de France, tête-bêche
Mis en vente sur Delcampe par jackyb2005, lot n° 47649333.

Cote : 50 000€
Prix de départ : 4300€, puis 3900€

Il s'agit du n° 1 de France, le 10 centimes Cerès, tête-bêche, sur lettre, dont une douzaine d'exemplaires seraient connus. On peut constater que malheureusement cette paire a été collée sur le haut de la lettre, repliée au verso et déchirée sans ménagement lors de l'ouverture du pli.

L'importante décote illustre bien le peu d'engouement que ce genre de pièce doit susciter auprès des collectionneurs. Elle risque donc de ne pas se vendre, d'autant plus que Delcampe n'est certainement pas le site le plus visité par les amateurs de raretés...
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