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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 21:54
Voici le cinquième article de ce blog consacré aux timbres poste aérienne de Terre-Neuve. Il y a d'abord les trois grandes raretés, les timbres surchargés à 200 ou 300 exemplaires pour les vols du Hawker, en 1919, de Francesco de Pinedo, en 1927 et du Columbia, en 1930.

Le quatrième article était consacré au vol du Dornier Do-X, en 1932. Surchargé à 8000 exemplaires, on ne peut pas dire que le timbre soit rare, sauf lorsque la surcharge est inversée...

Le timbre vedette de cet article a été émis en 1897 et surchargé en 1921 pour un vol courrier à destination de Halifax, en Nouvelle-Écosse. Cette fois, il y aura 14 000 exemplaires produits par le service des postes... dont 100, soit quatre feuilles, avec une surcharge inversée. Inutile de dire que ces cent timbres n'ont pas servi à affranchir le courrier.

Voici un exemplaire, avec légère trace de charnière et garantie Kessler au dos :

Poste aérienne vers Halifax
Mis en vente par Eastern Auctions, vente aux enchères du 01.11.2008, lot n° 121.

Cote : 6375$
Prix de vente : Inconnu

On distingue six types de surcharge (ce qui démontre le peu de soin apporté à la réalisation de ce travail), principalement en fonction de la présence ou pas d'un point sur la dernière ligne, de l'espacement entre les mots AIR et MAIL ainsi que de l'alignement vertical entre les trois lignes.

Parmi les 100 timbres, il y en a 40 comme celui ci-haut, c'est-à-dire sans point après 1921, avec 2,75 mm entre AIR et MAIL et le 9 de 1921 sous le f de Halifax.


 Mise à jour : Justement, des nouveaux exemplaires de la surcharge pour le Columbia.
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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 14:41
Le titre de ce billet était, si ma mémoire ne me fait pas défaut, le slogan de Postes Canada pour convaincre les philatélistes ou investisseurs occasionnels d'acheter des timbres et des produits philatéliques pour en faire un placement plutôt que pour envoyer du courrier. Cependant, je ne retrouve pas ce slogan sur Internet ni dans les publicités que j'aurais pu conserver (pas étonnant, je n'ai rien conservé !) donc restons honnêtes et supposons que c'est pure invention de ma part. Peut-être un lecteur pourra-t-il m'éclairer sur le sujet ?

Néanmoins, comme presque toutes les administrations postales, Postes Canada émet aujourd'hui une pléthore de produits philatéliques destinés à satisfaire les collectionneurs et les (futurs) actionnaires, qui sont ravis que tant de clients achètent des images à un prix fort.

Ami lecteur échoué sur ce blog, constate la valeur actuelle d'un placement réalisé il y a plusieurs décennies dans ces produits philatéliques :


Énorme accumulation de plusieurs milliers de plate blocks. Illustration piquée sur eBay par l'auteur de ce blog pour illustrer les timbres contenus dans le lot, la série « Queen Elizabeth II Wilding Portrait » de 1954.

Mis en vente par R. Maresch & Son, vente aux enchères n° 439 du 21.10.2008, lot n° 1.

Valeur faciale : 7939$
Prix réalisé : 5000$


Accumulation d'environ 20 000 plate blocks, la plupart par groupe de 100 dans l'emballage original de Postes Canada. Illustration piquée sur eBay par l'auteur de ce blog pour illustrer les timbres contenus dans le lot, la série des emblèmes provinciaux de 1964.

Mis en vente par R. Maresch & Son, vente aux enchères n° 439 du 21.10.2008, lot n° 2.

Valeur faciale : 5347$
Prix réalisé : 2300$


2277 copies, la plupart dans leur emballage original. Illustration piquée sur eBay par l'auteur de blog pour illustrer le feuillet-souvenir de 1984 contenu dans le lot.

Mis en vente par R. Maresch & Son, vente aux enchères n° 439 du 21.10.2008, lot n° 2.

Valeur faciale : 3757$
Cote : 9108$
Prix réalisé : 2500$


Collection de 1950 à 2002, timbres, blocs, carnets, feuillets, plis premiers jours, etc.

Mis en vente par R. Maresch & Son, vente aux enchères n° 439 du 21.10.2008, lot n° 15.

Valeur faciale des timbres neufs : 2979$
Prix réalisé : 1550$

En 1954, avec 8000$, un particulier pouvait acheter 10 000 livres (4500 kilos) de boeuf, 60 000 miches de pain ou encore 38 000 pintes (43 000 litres) de lait. Cinquante ans d'inflation plus tard, les timbres sont vendus 5000$, ce qui correspond à 300 kg de viande, 2500 miches de pain ou 2800 litres de lait. Source : Le dollar canadien, une perspective historique, sur le site de la Banque du Canada.

En arrondissant un peu, les 8000$ de timbre en valent environ 500 en dollars constant. Comme placement, autant mettre son argent sous son matelas !

Mise à jour du 19 janvier 2009

Voilà, j'ai retrouvé la trace du slogan qui fait le titre de ce billet :

Mis en vente par H.R. Harmer, vente aux enchères n° 2990 du 21.01.2009, lot n° 2375.

Cote : 5500$
Prix de vente : 1200$

collection « Mont-Royal »

Dans ce carnet de 1988, dont la particularité est d'être mal découpé, on retrouve 10 timbres de 38¢ ainsi que deux vignettes dentelées qui indiquent

Remember to use the Postal Code. N'oubliez pas d'indiquer le code postal.

The Stamps of Canada - worth collecting. Les timbres du Canada - une valeur sûre.

Dans la marge supérieure on a le nom de l'imprimeur, Ashton-Potter Limited. Le texte que l'on peut lire au verso de la couverture cartonnée (mal découpée elle aussi d'ailleurs) nous apprends comment « tirer le meilleur parti de la poste ». Pour ce faire, il faut « laisser une bande de 19 mm libre de toute inscription au base de l'enveloppe ». Admirez la précision.

On trouve également, info pratique cette fois, les tarifs pour des lettres de « format standard » : 38¢, 44¢ et 75¢ pour des lettres de moins de 30g, 30g et 20g à destination du Canada, des États-Unis et d'ailleurs. Ces tarifs augmenteront en 1990.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 22:08
Dès le début des années 1990, le Canada commence à émettre des « timbres gadgets » et d'innombrables carnets et feuillets-souvenir.

Ainsi, en 1992, naît le premier timbre canadien comportant un hologramme. Le tout premier tel timbre était autrichien, en 1988. Début 2000, plus de soixante différents timbre avec hologramme étaient disponibles.

L'hologramme étant plus ou moins collé sur le timbre, il était inévitable que des variétés apparaissent :

Timbre hologramme du Canada

Mis en vente par R. Maresch & Son, vente aux enchères n° 436 du 18.06.2008, lot n° 1047.

Cote : 2500$

Prix de vente : 950$


Sur cette feuille, on a un hologramme manquant. Il peut y en avoir deux, ou même dix :

Timbre hologramme du Canada

Mis en vente par R. Maresch & Son, vente aux enchères n° 436 du 18.06.2008, lot n° 1049.

Cote : 25 000$

Prix de vente : 7000$


Il y a également d'autres variétés. Le satellite Anik (type E2, lancé en 1991) est imprimé en argent :

Timbre hologramme du Canada

Mis en vente par R. Maresch & Son, vente aux enchères n° 436 du 18.06.2008, lot n° 1044.

Cote : 37 500$

Prix de vente : 11 500$


Pas d'argent...  Une autre très jolie variété est celle où la terre est engloutie par un trou noir :

Timbre hologramme du Canada

Mis en vente par R. Maresch & Son, vente aux enchères n° 436 du 18.06.2008, lot n° 1046.

Valeur estimée : 1500$

Prix de vente : 525$


Il y en a bien d'autres; la navette peut être trop haute, trop basse, il y a la pluie de météores dans le ciel, etc. Cependant, celle qui m'a le plus plu et qui a motivé cet article est la suivante, très jolie et plutôt inattendue :

Timbre hologramme du Canada

Mis en vente par R. Maresch & Son, vente aux enchères n° 436 du 18.06.2008, lot n° 1045.

Valeur estimée : 1500$

Prix de vente : 525$


Cette mini-feuille gadget aux mille variétés a bien sûr été produite pour être vendu aux collectionneurs. La stratégie a bien fonctionnée puisque qu'une lettre « nature » affranchie du timbre holographique cote à 20x la faciale...

Mise à jour du 19 janvier 2009

Histoire de comparer les prix, voici une autre feuille où les dix hologrammes sont absents :

Le Canada dans l'espace

Mis en vente par H.R. Harmer Inc., vente aux enchères n° 2990 du 21.01.2009, lot n° 2460.

Cote : 25 000$

Prix de vente : 7000$

 

collection Mont-Royal


Moins de dix telles feuilles auraient été découvertes. Je ne suis pas certain qu'on puisse toute aisément les distinguer les unes des autres sur des scans mais dans le cas qui nous concerne, cette feuille est bien distince de celle vendu en juin dernier; on le remarque au centrage des timbres qui n'est pas optimal sur cette feuille.

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 21:00
Quoi de mieux que cette carte postale pour illustrer les grandes étendues forestières canadiennes ?

Une carte postale en écorce de bouleau

Mis en vente par R. Maresch & Son, vente aux enchères n° 435 du 17.06.2008, lot n° 785.

Valeur estimée : 250$

Prix de vente : 120$


Vous l'aurez remarqué, c'est un morceau d'écorce de bouleau ! Postée le 3 janvier 1904 de Battleford, une petite ville de Saskatchewan, la carte est arrivée à Nice (ou du moins en France, dans le département des Alpes-Maritime) le 17 février, où elle s'est vue taxée de 30 centimes.

Manifestement, un postier a considéré que ce n'était pas une carte postale mais une lettre et qu'elle était donc insuffisamment affranchie (2¢ pour une carte postale, 5¢ pour une lettre).

Les Français qui liront cet article ne connaîtront vraisemblablement pas le bouleau blanc, un arbre très commun au Canada dont l'écorce s'enlève en grandes feuilles souples, avec lesquelles les enfants jouent tout naturellement, probablement au grand déplaisir des arbres concernés... La prochaine fois que j'irai au Québec, j'en arracherai un petit bout sur le bouleau qui se trouve devant la maison de mes parents (pourvu qu'ils ne lisent pas ce blog !) et je le mettrai à la poste voir si en 2008 il sera acheminé jusqu'en France.

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 21:28
Francesco de Pinedo était un célèbre aviateur italien qui entreprit deux fantastiques voyages autour du monde. Le premier, en 1925, l'emmena de Rome au Japon puis retour à Rome en passant par l'Australie. Le deuxième, celui qui nous intéressera ici, aura lieu en 1927 et sera un circuit au départ de Rome vers les forêts amazoniennes du Brésil puis retour à Rome en passant par les États-Unis, Terre-Neuve et le nord de l'Atlantique.

Ce deuxième voyage était une suggestion de Mussolini, qui voulait susciter un sentiment de fierté nationale chez les immigrés italiens nord-américains. Le circuit, difficile, servirait à démontrer la qualité et la versatilité des avions italiens ainsi que la bravoure de leurs pilotes.

Le 13 février 1927, le pilote et ses deux membres d'équipage (un navigateur et un mécanicien) décollent à bord du Santa Maria en direction de l'Afrique du Nord. Le voyage sera forcément épique et émaillé d'incidents qui transforment des hommes en héros et c'est comme tels qu'ils seront accueillis au Brésil. Le voyage se poursuit, l'Amazonie est traversée et l'avion survole bientôt le territoire américain, une première pour un avion étranger.

C'est aux États-Unis qu'un fermier négligent jete un mégot de cigarette près de l'hydravion dont on faisait le plein. Une nappe de gasoil qui flottait à la surface s'enflamme instantanément et en quelques minutes l'avion ravagé par les flammes coule par 20 mètres de fond. Les Américains offrent de remplacer l'avion mais Mussolini refuse, la gloire doit appartenir à l'Italie seule. Les Italiens construisent rapidement un second exemplaire qu'ils expédient à New York par bateau et le voyage peut se poursuivre.

Cependant, le buzz du moment, c'est la traversée de l'Atlantique New-York-Paris sans escale. L'avion des Italiens consommait trop de carburant pour participer à cette compétition qui enflammait tous les esprits. Cependant, mieux valait terminer leur extraordinaire voyage avant la réussite de cet autre exploit, afin de gagner la bataille médiatique. Les aviateurs arrivent à Terre-Neuve le 20 mai et se préparent à traverser l'Atlantique. Le même jour, un dénommé Charles Lindbergh quitte New-York à direction de Paris... S'il avait fait beau à Terre-Neuve ce jour-là, peut-être Francesco de Pinedo aurait pu voir ou entendre ronronner l'avion de l'Américain (qui aurait pu être un avion conçu par un ingénieur italien comme je l'ai expliqué dans un autre article récent).

Les conditions météos sont médiocres et au-dessus de l'Atlantique, l'hydravion lutte contre des vents de face déchaînés. Il devra amerrir à deux cents kilomètres des Açores, le carburant lui ayant fait défaut.

Le récit de ce voyage est passionnant et l'auteur a eu l'heureuse idée de le relater dans un livre, traduit en français et publié par Flammarion en 1928, Mon vol à travers l'Atlantique, par Francesco de Pinedo. Ce livre semble pouvoir se trouver aujourd'hui pour 15€. D'ailleurs, je crois que je vais réaliser dans les minutes qui viennent un achat impulsif...

Acclamé par Mussolini, nommé général, le pilote ne peut malheureusement plus entreprendre de vols téméraires. En 1933, il quitte donc l'armée italienne, voyage jusqu'au États-Unis sous un pseudonyme, achête un avion Bellanca et se prépare pour un record de distance : New-York-Bagdad. Le 3 septembre, il rate son décollage et l'avion emboutit une clôture en acier. Le pilote est projeté hors de l'appareil et s'en serait sorti à peu près indemne s'il n'avait pris le parti de courir vers son avion pour éteindre les moteurs rugissants. Au moment même où il monte à bord de l'appareil, les vapeurs de carburant s'enflamme et le célèbre pilote disparaît dans les flammes.

Et la philatélie dans tout ça ? Lors de son escale à Terre-Neuve, un timbre est surchargé en son honneur et fait rare, la surcharge est nominative : Air Mail, DE PINEDO, 1927.

Le vol de Franscesco de Pinedo

Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères n° 2 du 10.06.2008, lot n° 1629.

Cote : 25 000$
Prix de vente : 14 500$

Ce pli est offert par Sparks Auctions, un nouveau venu sur la scène canadienne. Son fondateur, Ian Kimmerly, a déjà conduit des ventes aux enchères dans le passé. La qualité des lots offerts à cette deuxième vente le place directement dans la cours des grands.

Il est intéressant qu'en recherchant des informations sur le vol commémoré par ce timbre, je suis tombé sur ce pli illustré sur le site de Sandafayre Stamp Auctions, manifestement envoyé par la même personne :

Le vol de Franscesco de Pinedo



Mise à jour du 13 avril 2009

Lors de la publication initiale de ce billet, je mentionnais l'existence du livre de Francesco de Pinedo. Je me suis effectivement acheté ce livre et, bien que ce ne soit pas à proprement parler de la littérature mais un simple récit de voyage, j'ai été fasciné par les difficultés que devaient surmonter ces pionniers de l'aviation pour accomplir ce qui aujourd'hui ne semble être que simple routine.

Voici un passage lié à son passage à Terre-Neuve :

« Le port naturel de Trepassey se trouve dans la baie du même nom, à l'extrémité sud-est de Terre-Neuve, et est formé par un bras de mer orienté vers nord-nord-est-sud-sud-ouest. Sa longueur est de sept kilomètres et sa largeur varie entre cinq cents et mille mètres. C'est un petit village de pêcheurs.

« J'avais d'abord choisi le port de Placentia, un peu plus à l'occident, mais ensuite je m'étais décidé pour celui-ci, parce qu'il avait le double avantage d'être plus abrité et de raccourcir ma première étape atlantique de quatre-vingts kilomètres.

« Le consul honoraire italien de San-Johns [sic], venu pour nous aider, avait obtenu des autorités de Terre-Neuve un wagon-lit et un wagon-restaurant dans lesquels nous nous installâmes confortablement. Sinon, il nous eût fallu loger dans une cabane de pêcheurs.
»

Monsieur le pilote est douillet !

« Le soir de notre arrivée, le vendredi 20 mai, on travailla activement à alléger l'appareil en débarquant tout le matériel de réserve et à faire le chargement d'essence pour la prochaine traversée. Ce travail continua aussi le lendemain, et vers le soir, enfin, nous fûmes prêts à partir ! Les autorités de Terre-Neuve m'adressèrent des télégrammes de souhaits, et le ministre des postes me pria de porter un paquet de correspondance en Italie. »

C'est ce paquet qui nous intéresse aujourd'hui.

« Si nous avions eu la possibilité de partir le jour même de notre arrivée, nous aurions eu beau temps et vents favorables jusqu'au Açores. C'est précisément ce jour-là que partir l'Américain Lindbergh. »

Une journée de délai qui sera lourde de conséquence pour l'aviateur... mais ça c'est une autre histoire !

Mis en vente par David Feldman SA, vente aux enchères du 01.05.2009, lot n° 60056.

Cote : 18 000$
Valeur estimée : 8 000 à 10 000€
Prix de vente : 10 000€

Le cachet au bas de l'enveloppe est celui de Trepassey, le « village de pêcheurs » et est daté du 21 may 1927, ce qui est en parfait accord avec le récit de l'aviateur.
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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 21:54
Le Columbia est le nom d'un avion de type Bellanca WBII, ou Wright-Bellanca II. Guiseppe Mario Bellanca était un ingénieur hors pair qui fit partie des pionniers des constructeurs aéronautiques. Il construisit son premier avion, qui fit un vol très court se terminant en crash, dès 1909.

Immigré aux États-Unis, il se lança avec plus ou moins de succès commercial dans diverses entreprises de construction aéronautique avant de construire l'avion qui nous intéresse, en 1925-1926. Cet avion, un prototype conçu avec brio, décrocha de nombreux records d'endurance et de vitesse dans les années qui suivirent. Cependant, en raison d'un différent avec le fabricant de moteur, l'avion fut vendu à une nouvelle compagnie, fondée par... Bellanca et un partenaire financier New-Yorkais. L'avion fut baptisé Columbia.

L'objectif était de vendre l'avion à celui qui désirait le plus l'acheter, Charles Lindbergh, qui en offrit 15 000$. Le financier refusa de vendre l'avion s'il ne pouvait choisir celui qui en serait le pilote... La suite est connue : En mai 1927 Lindbergh effectue en solo le vol New York - Paris et passe à l'histoire, alors que l'excellent avion de Bellanca sombre dans les oubliettes de l'histoire.

Bellanca, furieux, claque la porte de la nouvelle compagnie. Deux semaines plus tard, le Columbia effectue le vol New York - Berlin, le plus long vol jamais réalisé alors. Qui s'en souvient ?

En 1930, le Columbia s'arrête à Terre-Neuve pour un vol trans-Atlantique. Ce vol, comme plusieurs autres auparavant, emportera du courrier, affranchi avec un timbre spécialement surchargé pour l'occasion :

Surcharge pour le Columbia

Mis en vente par H.R. Harmer, vente aux enchères n° 2990 du 21.01.2009, lot n° 2687.

Cote : 17 500$
Valeur estimée : 5000 à 7500$

Mis en vente par H.R. Harmer, vente aux enchères n° 2984 du 22.05.2008, lot n° 2842.

Cote : 17 500$
Prix de vente : 9000$

Collection « Mont-Royal »

Le même collectionneur possédait, en plus de ce pli, trois autres timbres neufs, dont deux sans charnière, portant cette même surcharge, alors que seuls 300 exemplaires ont été surchargés en 1930.

L'explication réside dans le fait que la surcharge se présente sous quatre forme très légèrement différentes, probablement parce qu'un tampon comprenant quatre surcharges avait été produit. Ces différences sont imperceptibles, ce qui fait que les catalogues ne listent pas les différentes variétés. Voici les trois autres timbres de ce collectionneur (position 2, 3 et 4 de la surcharge), dont les cotes réflètent le centrage et l'état de la gomme :

Surcharge pour le Columbia

Surcharge pour le Columbia

Surcharge pour le Columbia

Mis en vente par H.R. Harmer, vente aux enchères n° 2984 du 22.05.2008, lots n° 2839, 2841 et 2840.

Cotes : 21 000, 14 000 et 12 000$
  Prix de vente : 22 000, 7250 et 6250$

Collection « Mont-Royal »

À l'aide de ces scans, on remarque de légères différences entre les surcharges :

Différences entre les surcharges



Il faudrait cependant confirmer, grâce à l'examen d'exemplaires supplémentaires, que ces différences sont constantes, ce qui permettrait de définir les paramètres caractéristiques de chacune des surcharges. L'autre alternative serait de consulter un ouvrage de référence sur le sujet !

Voici un exemplaire vendu il y a quinze ans :

Surcharge pour le Columbia

Mis en vente par Robert A. Siegel Auctions, vente aux enchères n° 755 du 22.10.1993, lot n° 387.

Cote : 4250$
Prix de vente : 2600$

On voit clairement, au pied du chiffre 1 de 1930, la même petite déformation que dans le troisième exemplaire (position 4) ci-haut, ce qui tendrait à confirmer qu'il s'agit d'une variété constante. À suivre...

Mise à jour du 26 mai 2008

Voici un autre pli ayant voyagé sur le Columbia, du même expéditeur que celui illustré ci-haut, T. J. Dulay & Co., opticiens et bijoutiers à St-Johns, Terre-Neuve :

Surcharge pour le Columbia

Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères n° 2 du 10.06.2008, lot n° 1630.

Cote : 17 500$
Prix de vente : 2100$

Ce pli risque cependant d'être vendu à un prix moins élevé que celui illustré plus haut car le timbre est déchiré sur la gauche.

Mise à jour du 27 octobre 2008

Un autre pli, cette fois à destination de Liverpool, également daté du 25 septembre 1930, 11h30 :

Surcharge pour le Columbia

Mis en vente par Eastern Auctions, vente aux enchères du 01.11.2008, lot n° 122.

Cote : 17 500$
Prix de vente : Inconnu

Sur ce pli, le timbre, surcharge type 2, est très bien centré. On ne cependant peut que regretter l'horrible oblitération qui masque un timbre déjà lourdement surchargé.

Voici également trois autres exemplaires actuellement en vente, histoire d'étoffer nos références :


Surcharge pour le Columbia

Surcharge pour le Columbia

Surcharge pour le Columbia

Mis en vente par Spink, vente aux enchères n° 8021 du 13.11.2008, lots n° 939, 940 et 941.

Cotes : 5500£
Valeurs estimées : 1500 à 2500£
Prix de vente : 1600, 1600 et 3200£

Le premier de ces timbres possède deux petits défauts de surface. Le troisième, sans charnière, possède une surcharge bien plus nette et droite que les deux autres exemplaires.

Ces exemlaires représent les positions 1, 2 et 4 de la surcharge. On remarque bien, pour la position 4, la petite encoche au pied du chiffre 1 de 1930. Cependant, on ne remarque pas pour la position 2 la même forme observée précédemment pour le A de Atlantic. J'en conclus donc qu'il faut examiner d'autres exemplaires...

Mise à jour du 25 décembre 2008

J'ai profité des vacances de Noël pour justement rechercher d'autres exemplaires de cette surcharge afin de déterminer plus exactement les différences entre les quatre types. Cependant, ouvrons d'abord une parenthèse à propos de ces quatre types.

Pour préparer les 300 exemplaires de cette surcharge, 3 feuilles de 100 timbres furent d'abord séparées en blocs de quatre puis un tampon avec quatre surcharges fut appliqué manuellement sur chacun des blocs. Ainsi se trouvent expliqués les quatre types et le fait qu'il n'y a pas de plus grand mulptiple qu'un bloc de quatre qui soit possible. Au moins un bloc a survécu; je le présenterai ultérieurement.

Revenons donc aux quatre types. Voici les cinq exemplaires qui faisait partie de la collection de l'industriel Gawaine Baillie :

Mis en vente par Sotheby's, vente aux enchères n° N08203 du 10.05.2006, lots n° 728 à 732.

Valeurs estimées : 4500 à 6000$
Prix de vente : 4500, 5000, 4500, Invendu et 7000$

collection Gawaine Baillie

Il s'agit des positions 1, 2, 3, 4 et 4. Avec tous ces scans, j'ai refait un travail d'analyse un peu plus sérieux et j'ai identifié des caractéristiques qui semblent suffisantes pour permettre l'identification des types.

Une petite note pour mentionner qu'étudier la forme des lettres comme je l'avais fait au mois de mai dernier revient à étudier la précision de chaque application du tampon... et n'est donc pas un bon point de départ pour identifier des variétés constantes.

Ce montage illustre quelques différences permettant d'identifier les quatre différentes surcharges :


Position 1 Le A de MAIL est surélevé par rapport aux trois autres lettres. Une confirmation du type est le léger décalage vers le haut du b de Columbia.
Position 2 On identifie cette position par élimination des trois autres. Deux caractéristiques permettent de la distinguer de la position 3. Le I et le L de MAIL sont plus rapprochés que dans les autres positions et l'alignement vertical entre les mots Columbia et September est différent de celui de la position 3.
Position 3 On identifie cette position après avoir éliminé les positions 1 et 4. Par rapport à la position 2, les lettres MA ne sont pas tout à fait en ligne avec les lettres IL dans le mot MAIL. Pour confirmer, on examine l'alignement vertical des mots Columbia et September.
Position 4 La forme du 1 de 1930 est bien une variété constante propre à la position 4. On peut confirmer en mesurant l'alignement vertical entre le C de Cent et le 0 de 1930. Dans les autres positions, le C est légèrement plus à droite, et la ligne verticale rouge, tracée à l'extrémité droite du C coupe le 0 non pas en son centre comme ici mais plutôt tout à la droite du centre du 0.

Mise à jour du 10 janvier 2009

Décidément, le nombre d'exemplaires offerts à la vente de cette rareté est plutôt élevé. En voici trois autres :

Surcharge pour le Columbia

Mis en vente par Vance Auctions Ltd, vente sur offres n° 265 se terminant le 22.01.2009, lot n° 5377.

Cote : 12 000$
Prix de vente : Inconnu

Surcharge pour le Columbia

Mis en vente par Eastern Auctions Ltd, vente sur offres se terminant le 14.01.2009, lot n° 1783.

Cote : 8000$
Prix de vente : Inconnu

Surcharge pour le Columbia

Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères n° 3 du 13.01.2009, lot n° 939.

Cotes : 8000$, 9500$ et 5500£
Prix de vente : 3200$

Malheureusement, les deux premiers exemplaires ne sont pas en particulièrement bonne condition; au premier il manque une bonne grosse dent tandis que le deuxième a perdu sa gomme et est un peu décoloré. Le troisième est en meilleure condition; il est par contre passablement décentré.

Le premier scan n'est pas suffisamment détaillé pour qu'on puisse déterminer le type de la surcharge mais le deuxième si. Il s'agirait d'un type II. Le troisième est de type IV.

Mise à jour du 20 janvier 2009

La troisième partie de la vente de la collection dite Mont-Royal sera mise en vente demain. Lors de la deuxième vente, le 22 mai 2008, un exemplaire sur lettre et trois neufs (illustrés au début de ce billet) avaient été offerts aux collectionneurs.

Manifestement, la vente de l'exemplaire sur lettre a connu une difficulté quelconque puisque le même lot est remis en vente. On saura dans deux jours si le prix atteint sera supérieur ou moindre qu'en mai de l'année dernière.

On trouve en plus un autre exemplaire neuf :

Surcharge pour le Columbia

Mis en vente par H.R. Harmer, vente aux enchères n° 2990 du 21.01.2009, lot n° 2687.

Cote : 8000$
Valeur estimée : 3000 à 4000$
Prix de vente : 5000$

Collection « Mont-Royal »

Il s'agit de la surcharge de type II, ce qui est en accord avec nos observations du mois dernier. Le timbre n'est pas particulièrement bien centré mais est en bonne condition, avec légère trace de charnière.

Mise à jour du 22 avril 2009

Et hop, encore un ! Bien centré, mais charnière à l'arrière et signé Sanabria :

Mis en vente par Cherrystone Philatelic Auctioneers, vente aux enchères du 29.04.2009, lot n° 551.

Cote : 9500$
Mise à prix : 6500$
Prix de vente : 6750$

D'après nos observations plus haut, il s'agit d'une surcharge de type I.

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 22:15
On sait que les timbres rares attirent les fraudeurs, faussaires et escrocs en tout genre. D'ailleurs certains faussaires étaient de véritables artistes et leurs reproductions étaient parfois mieux réalisées que les originaux !

Les timbres rares attirent également parfois les gangsters. En 1980, lors du deuxième salon annuel de la philatélie à Montréal, deux hommes cagoulés et armés font irruption dans la salle d'exposition, cassent une vitrine de protection et s'emparent d'un bloc de vingt-cinq timbres avant de disparaître sous le regard ébahi des personnes présentes.

Quel était ce bloc ? Un bloc de la plus célèbre erreur des timbres canadiens, le « Seaway invert ». En 1959, le Canada et les États-Unis émettent un timbre identique pour célébrer la voie maritime du St-Laurent, un énorme ensemble d'écluses et de canaux qui permet aux navires cargo de rejoindre les Grands Lacs à partir du St-Laurent.
À Winnipeg, un commis achète 30 timbres pour les besoins de l'hôtel pour lequel il travaille. Trois ou quatre de ces timbres sont immédiatement utilisés avant que quelqu'un ne remarque l'erreur : le centre du timbre, imprimé en bleu, est inversé par rapport à la légende, imprimée en rouge. Les exemplaires restants sont achetés une petite fortune par un des plus grands marchands philatéliques canadiens, Kasimir Bileski. Les vingt autres exemplaires de la feuille de 50 avaient déjà été vendus et à priori utilisés, dont certains ont été retrouvés.

Dans les mois qui suivent, de nouvelles feuilles sont retrouvés dans diverses villes d'Ontario. On estime aujourd'hui qu'environ 400 de ces timbres sont disponibles sur le marché, dont plusieurs oblitérés et même seize sur enveloppe !

Le St-Laurent inversé, bloc de quatre

Mis en vente par H.R. Harmer, vente aux enchères n° 2984 du 22.05.2008, lot n° 2400.

Prix indicatif : 64 000$
Prix de vente : 57 500$

collection « Mont-Royal »


Bien que des exemplaires neufs soient relativement souvent offerts à la vente, un bloc de quatre est un événement exceptionnel.

Les observateurs attentifs remarqueront qu'il s'agit d'un coin de feuille mais qu'il ne porte pas les traditionnelles inscriptions d'un « plate block ». La réponse est simple et cocasse. À chaque nouvelle émission, de nombreux philatélistes se précipitaient dans les bureaux de poste pour n'acheter que les coins des feuilles, un « déplorable » comportement que Postes Canada su transformer en imprimant ses feuilles normales sans inscription et en imprimant des blocs de coin avec inscriptions spécialement pour les philatélistes...

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 19:25
Il n'y avait que les Canadiens pour réaliser un tel timbre. En plus, c'était le premier timbre émis par ce pays. Il représente un castor près de rapides avec quelques billots de bois sur la berge. Rien de bien extraordinaire me direz-vous, d'autres pays ont émis un premier timbre décoré d'un animal emblématique plutôt que de représenter leurs armoiries ou le représentant suprême de l'état (le roi, la reine, l'empereur, un héros national...). De plus, l'honneur est sauf, les lettres V. R. ne signifient-elles pas Victoria Regina ?

Un castor au soleil
Mis en vente par Charles G. Firby, vente aux enchères n° 0408 du 04.04.2008, lot n° 89.

Cote : 4000$
  Prix de vente : 3750$


Cependant, regardez bien au dessus de la queue du castor. Il y a l'astre du jour qui éclaire la scène de ses rayons (sur ce scan, les rayons émis pas le soleil sont difficilement visibles, les détails sur cet exemplaire étant très légèrement estompés, comme si l'impression était un peu floue). Et ce soleil possède un visage ! N'est-ce pas extraordinaire ?

Cet exemplaire du premier timbre canadien est neuf et en excellent état. Sa gomme originale n'est altérée que par une légère trace de charnière. Pour être exact, il ne s'agit pas d'un exemplaire du premier tirage sur papier vergé mais d'un exemplaire sur papier vélin, ce qui n'en fait pas une grande rareté (à l'état neuf), bien que sa conditiion de conservation soit exceptionnelle.

Sa couleur est rouge orangée (cette émission existe dans de nombreuses teintes de rouge/orange), son papier mince (cette émission possède également de nombreuses variantes de papier) et l'impression semble manquer un peu de finesse, ce qui masque certains détails, sans rien enlever à l'éblouissante apparence de ce timbre.

Mise à jour du 1er avril 2008

Cet article est cité par SebPhilatélie, qui inclus un scan d'un timbre canadien de 2001 représentant l'original de 1851. On a l'avantage d'y voir clairement les détails du timbre qui sont moins visibles sur le scan ci-haut (comme les rayons du soleil-sourire).

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 20:51
Avant d'entrer dans le vif du sujet, une petite parenthèse s'impose. Le timbre que je vais présenter est-il vraiment le plus rare des timbres canadiens ? Tout dépend de la définition de timbre... On écarte d'emblée les erreurs diverses et variées, certaines n'étant connues qu'en quelques dizaines d'exemplaires, tout comme les innombrables variantes résultant des aléas de la production.

Cependant, en 1868, certains tirages de l'émission dite « Large Queen » sont imprimés sur papier vergé plutôt que vélin. Parmi les timbres qui existent aujourd'hui sur ce papier, le 2¢ vert, dont deux seuls exemplaires sont connus, ce qui en fait un incontestable candidat au timbre le plus rare...

Cependant je classe ce timbre comme une variété (certaines différences de papier ont droit à un numéro de catalogue distinct, d'autres non) donc je peux garder mon titre accrocheur et vous faire découvrir le timbre le plus rare du Canada :

Canada 12 pence noir
Mis en vente par David Feldman SA, vente aux enchères du 03.01.2008, lot n° 60004.

Cote : 130 000£
Valeur estimée : 60 000 à 80 000€
Prix de vente : 130 000€

Imprimé à 51 000 exemplaires en 1851, sur papier vergé, ce timbre de 12 pence représente la reine Victoria, d'après un célèbre portrait de Chalon. D'autres colonies britanniques reprendront cette représentation de la reine Victoria, probablement la plus belle qui ait ornée un timbre-poste.

Pourquoi 12 pence et non pas un shilling ? Parce qu'à l'époque, aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd'hui, la valeur d'un shilling variait selon l'endroit en Amérique du Nord.

Tous comme les deux autres timbres du Canada constituant la première émission de ce pays, la faible qualité du papier et les problèmes d'adhésion du timbre aux plis condamneront ce timbre à être rapidement remplacé. Cependant, la valeur de 12 pence ayant été jugée trop élevée, ce timbre ne sera pas réémis sur papier vélin. 1450 exemplaires seulement sont écoulés et les autres sont détruits. On estime aujourd'hui qu'il existerait entre cent et cent cinquante exemplaires, dont l'exemple ci-haut, qui a la particularité d'avoir toute sa gomme originale intacte, sans charnière !

Un autre exemplaire a été récemment vendu, neuf lui aussi mais avec gomme originale partielle. Le prix atteint réflète la faiblesse actuelle du dollar américain par rapport aux autres monnaies.

Canada 12 pence noir

Mis en vente par Cherrystone Philatelic Auctioneers, vente aux enchères du 08.01.2008 au 10.01.2008, lot n° 1863.

Cote : 130 000£
Valeur estimée : 150 000$
Prix de vente : 190 000$

Mise à jour du 10 janvier 2009

Un exemplaire oblitéré aux marges un peu serrées :

Canada 12 pence noir

Mis en vente par Vance Auctions Ltd, vente sur offres n° 265 se terminant le 22.01.2009, lot n° 5793.

Cote : 85 000$
Prix de vente : Inconnu

On lui reprochera un petit défaut, une fine déchirure (réparée) dans le haut du timbre.

Mise à jour du 5 mai 2009

Un superbe exemplaire oblitéré :

Mis en vente par Spink Shreves Galleries, vente aux enchères n° 113 du 08.05.2009, lot n° 440.

Cote : 75 000$
Cote : 225 000$
Prix de vente : 120 000$

ex Lees-Jones, Amundsen
collection Richard Collier

On notera que le catalogue canadien Unitrade cote ce timbre à 225 000$ (canadiens), soit le double du catalogue américain Scott, à 75 000$ (américains).

Mise à jour du 15 mai 2009

Voici un exemplaire « aux marges exceptionnelles, peut-être le plus bel exemplaire connu » :

Mis en vente par Numphil, vente aux enchères du 23.05.2009, lot n° 26.

Valeur estimée : 70 000 à 80 000€

Le plus bel exemplaire je ne sais pas mais une chose est certaine, c'est qu'il paraît bien. On lui reprochera cependant son absence de gomme.

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 17:46
Si c'est un collectionneur à la vue déclinante qui n'aligne pas tout à fait ses timbres sur une page d'album, on le lui pardonne volontiers. Lorsque c'est l'imprimeur qui produit une feuille de timbres mal alignée et qu'il ne s'agit pas d'une erreur ponctuelle involontaire, on se demande bien pourquoi.

Bloc de six, un peu mal aligné

Mis en vente par Eastern Auctions, vente aux enchères publique du 29.02.2008, lot n° 31.

Cote : 4800$
  Prix de vente : 2300$

ex Harvey Poole

Il s'agit d'un bloc de six timbres de cinq pence, émis en 1857 par la colonie britannique de Terre-Neuve. Ces timbres, bien que peu communs, ne sont pas rares mais ce qui est intéressant, c'est la façon dont les timbres sont disposés, plus ou moins bien alignés, ce qui est la disposition normale de cette impression. Je suis cependant incapable de vous en donner la raison, si raison il y a.

Ce lot fait partie d'une collection spécialisée de Terre-Neuve, formée dans les années cinquante et soixante par un M. Harvey Poole. Sa collection comprend entre autres de très nombreuses épreuves des émissions terre-neuviennes.

Mise à jour du 22 mai 2008

Voici une rare feuille complète du timbre de 8 pence émis par Terre-Neuve en 1857 :

Bloc de vingt-cinq, un peu mal aligné

Mis en vente par H.R. Harmer, vente aux enchères n° 2984 du 22.05.2008, lot n° 2761.

Cote : 29 000$
  Prix de vente : 17 000$

Collection « Mont-Royal »

On peut constater, sur cette feuille de vingt timbres, le même genre de disposition « artisanale » des clichés, dont aucun n'est vraiment aligné avec ses voisins.

Signée A. Diena, cette feuille est exceptionnellement fraîche et possède toute sa gomme originale, sans traces de charnière sur dix-neuf timbres.

Des autres valeurs de cette première série de timbre de Terre-Neuve, seules quelques valeurs existent possiblement en feuilles intactes.

Mise à jour du 26 mai 2008

De nouveaux tirages de ces timbres eurent lieu en 1861, dans une couleur plus rosée et sur un papier différent. Les exemplaires de ces tirages sont beaucoup plus communs aujourd'hui que ceux des premiers tout simplement car lors du passage de la monnaie britannique à la monnaie décimale (dollars et cents), les surplus de timbres en pence n'ont pas été détruits mais vendus.


Bloc de vingt-cinq, un peu mal aligné

Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères n° 2 du 07.06.2008, lot n° 1480.

Cote : 4000$
Prix de vente : 1800$

Ainsi, cette feuille du 6½ pence est un peu plus abordable. Elle présente cependant les mêmes caractéristiques que les précédentes. Il serait intéressant de pouvoir comparer avec le premier tirage du timbre de 6½ pence mais ça risque d'être impossible, ce timbre valant plus de 50x celui illustré ici...

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