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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 23:24

Les premiers timbres commémoratifs étant apparus à la toute fin du dix-neuvième siècle, et l'un d'entre eux est généralement considéré comme le premier timbre de Noël :

 

http://lh5.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TRZusU1Fc0I/AAAAAAAACFA/v2GFPSQ19Ws/s400/25-12-2010-1.jpg

Mis en vente par Vance Auctions Ltd, vente sur offres n° 279 du 26.01.2011, lot n° 5438.


Cote : 170$
Valeur estimée : 100$

 

Le timbre représente une mappemonde sur laquelle les pays du Commonwealth sont coloriés en rouge. Quel rapport avec Noël ? Aucun, si ce n'est l'inscription « XMAS 1898 » au bas de la mappemonde. En fait, le timbre ne commémore pas Noël mais l'instauration, à partir du 25 décembre 1898, d'un tarif universel d'un pence pour tous les états de l'empire britannique, dont le Canada fait partie. Tous les états ? Non, l'Australie et la Nouvelle-Zélande devront attendre quelques années de plus... Ce tarif unique ne survivra pas aux soubresauts économiques induits par la première guerre mondiale.

 

Ce timbre sera émis à environ 16 000 000 d'exemplaires; il est donc loin d'être rare. Il est de trois couleurs, un fond noir, les océans dans des teintes diverses de bleu et les pays du Commonwealth en rouge. Il semblerait que les deux couleurs étaient imprimés par lithographie, ce qui implique trois passages pour l'impression du timbre, ce qui donnera évidemment lieu à de multiples variétés amusantes, les couleurs et les océans étant plus ou moins bien alignés. Ce timbre est représenté par deux numéros distincts dans le catalogue Scott; les autorités postales ayant décidé « d'améliorer » la couleur des océans. En fait, on distingue très facilement quatre couleurs pour les océans.

 

Les deux paires ci-haut sont tout ce qu'il y a de plus normales, si ce n'est le numéro de planche dans la marge supérieure.

 

Joyeux Noël, avec quelques minutes de retard... !

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 09:29

Puisque que de très nombreux exemplaires viennent d'être vendus et qu'il s'agit d'un timbre que je trouve particulièrement intéressant, attardons-nous une fois encore sur le premier timbre du Canada, le castor. On distingue en général quatre émissions :

 

Années Détails Cote
1 1851-1852 Trois pence non dentelé, papier vergé 1150$
4 1852-1858 Trois pence non dentelé, papier vélin 240$
12 1859 Trois pence, dentelé, papier vélin 1000$
15 1859-1868 Cinq cents, dentelé, papier vélin 37,50$

 

Les cotes sont celles du catalogue Scott 2009 et sont données en dollars américains. Nous allons concentrer notre attention sur le n° 12, le trois pence dentelé, qui sera rapidement remplacé par son homologue de cinq cents, le Canada ayant adopté en 1859 la monnaie qu'elle utilise encore aujourd'hui, le dollar. Les premiers timbres dentelés sont donc plus rares que les non-dentelés en raison de leur période d'utilisation plus courte. De plus, les marges entre les différents timbres d'une planches étant insuffisamment large, les dentelures sur ces premiers timbres amputent très souvent le dessin.

 

Étant donné cet état de fait, il est inévitable que des petits malins transforment des n° 4 en n° 12 :

 

http://lh4.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TN0CiuhccbI/AAAAAAAACBk/VKePtbYmA0U/s400/12-11-2010-1.jpg
Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères publique n° 7 du 08.11.2010, lot n° 154.

Cote : 400$
Prix de vente: 110$

Collection Healy Pass

 

A première vue, il s'agit d'un très bel exemplaire du n° 12. Cependant, il y a un premier indice qui doit nous faire douter, c'est que la pointe de toutes les dents est rigoureusement droite, comme si le timbre avais été séparé de ces voisins à coups de ciseaux. Cet indice, qui n'est pas en soi une preuve, nous pousse à examiner plus en détails les dentlures. On aperçoit alors des irrégularités manifestes (soulignées ou encerclées en vert par l'auteur de ce blog) qui ne sont pas typiques des dentelures de l'époque, comme on peut le constater sur un exemplaire normal :

 

http://lh5.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TN0CiqRZbII/AAAAAAAACBo/MdYZFjzpAhY/s400/12-11-2010-2.jpg
Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères publique n° 7 du 08.11.2010, lot n° 162.

Cote : 1100$
Prix de vente: 400$

Collection Healy Pass

 

D'ailleurs, on remarquera sur cet exemplaire que les cinq premières dents sur le côté gauche sont également coupées au ciseau. Cependant, tous les interstices ont rigoureusement la même forme, la même profondeur, le même espacement.

 

Le plus cocasse dans cette histoire de fausse dentelure c'est que le faussaire a fait une grave erreur qui n'est pas visible sur le scan : il a redentelé un n° 1 sur papier vergé plutôt qu'un n° 4 sur papier vélin ! « A true philatelic crime » selon le vendeur. Une grosse bêtise à mon avis, sauf si le faussaire a pu faire gober à un collectionneur qu'il s'agissait d'une pièce unique et qu'un dentelé sur papier vergé était extrêmement rare...

 

Que faire avec ce timbre maintenant ? On peut l'édenter pour le retransformer en n° 1, au prix de marges qui seront alors inexistantes. On peut le conserver tel quel, il paraît quand même bien. Pour être honnête, il faudrait peut-être le marquer au dos, par exemple d'un « F » à l'encre, pour attirer l'attention des futurs acquéreurs. Cependant, personnellement, je n'aime pas par principe « dégrader » un objet ancien et du coup si par hasard il avait atterri dans ma collection, je pense que je le conserverait tel quel.

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 16:59

Une question qui revient sans cesse dans le monde de la philatélie est « Quelle est la valeur de ce timbre ? ».  Le néophyte n'est pas aidé par les catalogues qui proposent des cotes qui sont largement supérieure à la valeur des timbres. De plus, le rapport entre la cote et la valeur d'un timbre dépend du catalogue de cotation (certains éditeurs fournissent des cotes plus réalistes que d'autres) et de la période à laquelle le timbre a été émis. Les choses se compliquent pour les timbres classiques du dix-neuvième siècle car la qualité de l'exemplaire a une énorme influence sur sa valeur réelle. Certains catalogues donnent deux ou trois cotes en fonction de la qualité; une division par deux de la cote entre chaque catégorie est un bon point de départ.

 

Une image valant mille mots, considérons un exemple concret, le premier timbre du Canada, émis à partir de 1851 :

 

 http://lh5.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TNwSSjZGVyI/AAAAAAAACBI/JfWIIssOsvM/s800/11-11-2010-1.jpg
Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères publique n° 7 du 08.11.2010, lot n° 35.

Cote : 350$
Prix de vente: 350$

Collection Healy Pass

 

Pour être plus précis, il s'agit d'un exemplaire sur papier vélin de couleur rouge foncé, émis entre 1852 et 1857. Ce timbre de 3 pence n'est pas rare (contrairement au 12 pence) car c'était le tarif lettre de l'époque. L'exemplaire illustré ci-haut est en excellent état pour les raisons suivantes :

  • Il n'y a aucun pli, aminci ou autre défaut de papier, ce qui est bien sûr difficile à évaluer sur un scan; on doit s'en remettre au vendeur.
  • Il possède quatre larges marges relativement égales. Au-delà de l'absence de défaut, c'est un critère très important dans la détermination de la valeur du timbre. On verra plus loin l'influence que peut avoir se point à priori anodin.
  • Sa couleur est vive et l'impression est claire et détaillée. Les amateurs de variétés et les spécialistes d'une émission rechercheront les variétés de teintes ou les impressions moins précises ou abîmées mais les collectionneurs généralistes préféreront la netteté. 
  • L'oblitération est délicate et ne masque pas le motif. Il est fréquent que les oblitérations soient appliquées grossièrement, soient peu lisibles et maculent le timbre d'un surplus d'encre noir flou. Encore une fois, les collectionneurs généralistes préféreront une oblitération claire, lisible mais en même temps discrète.
  • Ce timbre est en général frappé de l'une des deux oblitérations suivantes : sept anneaux concentriques ou un nombre entouré de quatre anneaux concentriques. Cet exemplaire est frappé d'un 21 entouré de quatre anneau. Ce nombre était celui utilisé par les bureaux de poste de Montréal, c'est donc le plus courant, Montréal étant à l'époque la ville la plus importante du Canada. Il n'y a donc pas de rareté particulière pour ce type d'oblitération.

 

En conséquence, ce timbre fut âprement disputé lors de la vente puisque lors de la mise à prix, le commissaire-priseur annonça qu'il avait déjà cinq mises (de cinq acheteurs potentiels donc) à 325$, ce qui est exceptionnel; on a rarement autant d'acheteurs qui sont prêt à débourser exactement le même prix. Cependant, l'un d'entre eux étant présent à la vente (via une session internet live), le timbre fut adjugé pour 350$.

 

Ce qu'on peut d'ores et déjà constater, c'est que le prix de vente est exactement la valeur de la cote, ce qui montre bien que cette dernière est largement surévaluée puisqu'il faut qu'un exemplaire exceptionnel soit offert pour qu'elle soit atteinte.

 

Dans cette vente, il y avait plus de 150 exemplaires de ce timbre offerts puisque qu'une collection spécialisée était dispersée. Voyons deux autres exemplaires pour mieux comprendre comment de petites différences peuvent jouer sur la valeur du timbre :

 

http://lh5.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TNwSTGQcDuI/AAAAAAAACBM/BgUcJ4_tqZg/s800/11-11-2010-2.jpg
Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères publique n° 7 du 08.11.2010, lot n° 25.

Cote : 350$
Prix de vente: 95$

Collection Healy Pass

 

Ce timbre possède toutes les même qualités que le précédent, à une exception, la marge de droite est coupée plus serrée. Ce petit détail a amputé les deux tiers de la valeur du timbre ! Cet exemplaire est néanmoins plus représentatif de la valeur réelle de ce timbre; la valeur atteinte par le premier présenté dans ce billet est exceptionnelle.

 

http://lh3.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TNwSTHmiy_I/AAAAAAAACBQ/2ZWSM6J-y2U/s800/11-11-2010-3.jpg
Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères publique n° 7 du 08.11.2010, lot n° 24.

Cote : 400$
Prix de vente: 70$

Collection Healy Pass

 

La cote de ce troisième exemplaire mérite quelques explications. Il s'agit d'un exemplaire sur papier nervuré (ribbed en anglais), qui cote 800$ pour un exemplaire en bonne qualité et 400$ pour un exemplaire de qualité moyenne, qui est le cas de celui-ci. L'oblitération discrète de Brockville, une jolie impression et les inscriptions marginales à droite ne suffisent pas à compenser les défauts : un aminci, des marges inexistantes sur deux côtés, une déchirure  en haut qui impacte négativement le regard. Ce timbre s'est donc vendu moins d'un dixième de sa cote maximale.

 

Peut-on tirer une conclusion de ses trois exemples ? Pas nécessairement mais on peut donner un guide général aux collectionneurs néophytes qui souhaitent évaluer leurs timbres classiques :

 

Qualité Cote Remarques
Exceptionnelle 100% Timbres exceptionnels, larges marges égales, impression claire, oblitération précise, couleur fraîche, papier impeccable. Ces exemplaires doivent être achetés auprès de tiers de confiance.
Très bonne 50% Timbres en très bonne voire excellente condition qui auraient un ou deux détails infimes qui les empêchent d'être exceptionnels, comme une oblitération un peu plus lourde, une marge moins droite, un détail qui choque l'oeil aguerri.
Bonne 25% Timbres en bonne condition qui ne présente à priori aucun défaut mais dont les marges sont un peu serrées, la couleur un peu moins fraîche, etc. Il y a très peu de timbres offerts par des particuliers qui sont supérieurs à cette catégorie.
Usuelle 10% La plupart des exemplaires sont dans cette catégorie; un ou plusieurs petits défauts de papier, un pli, aussi petit soit-il, le design coupé sur un côté, une oblitération maculant le timbre... tous ces détails font perdre énormément de valeur par rapport à un exemplaire parfait.

 

Ce tableau n'est qu'un guide général et ne doit pas être pris à la lettre pour tous les timbres classique; diverses caractéristiques font certains timbres sont plus ou moins souvent rencontrés en bonne ou mauvaise condition (les timbres communs sont souvent en meilleure condition; les mauvais exemplaires ayant simplement été jetés au fil des années). Il constitue cependant une bonne base pour avoir une idée de la valeur d'un timbre.

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 16:57

Certains de mes lecteurs connaissent peut-être les « postmaster's provisionals » des États-Unis. Il s'agit de timbres non officiels émis par les responsables de certains bureaux de poste pour pallier à une bizarrerie administrative. En effet, l'administration postale met en place le principe du timbre-poste... sans fournir de timbres-poste aux bureaux de postes. Ces derniers se débrouillent comme ils peuvent et créent ce qui ressemble fort à des timbres.

 

Ce que je viens de découvrir en feuilletant le catalogue de la vente de novembre de David Feldman, c'est qu'il existe un tel « timbre » au Canada :

 

http://lh3.ggpht.com/_m5TAVVZAIO0/TMRNH3RL3lI/AAAAAAAAB_M/QogX371NXyw/s800/24-10-2010-1.jpg

Mis en vente par David Feldman SA, vente aux enchères publique du 17.10.2010, lot n° 60018.

 

Valeur estimée : 250 000 à 350 000€
Prix de vente : 280 000€

 

ex Ferrary, Burrus, collection « Consort »

 

Il s'agit d'une enveloppe datée du 7 avril 1851, postée de New Carlisle, une ville de Gaspésie au Québec, adressée à un certain Hugh Miller à Toronto. En haut à droite, le « timbre » de trois pence, le tarif simple en vigueur depuis le 6 avril 1851. Au dos un cachet d'arrivée daté du 16 avril. Sur le côté, en surimpression, la mention manuscrite Letter, R. W. Kelly, April 1851, vraisemblablement apposée par le destinataire, peut-être à des fins de classement.

 

Le 6 avril 1851, l'administration postale est transférée à l'administration britannique (rappelons que le Canada était une colonie...), un tarif unique de 3 pence payé par l'expéditeur entre en vigueur mais les premiers timbres ne seront disponibles qu'à la fin du mois. On suppose donc que le responsable de la poste de la petite ville de New Carlisle a créé ce timbre provisoire destiné à être utilisé durant le mois d'avril 1851.

 

En 1904, cette lettre est découverte par la communauté philatélique, par un certain E. B. Greenshields de Montréal, qui sollicite divers avis, dont celui de Donald King, postier et marchand de timbres à Halifax. C'est en contactant les autorités postales qu'il apprend que R. W. Kelly était le postier-maître à New Carlisle, au moins de 1851 (début des registres) à 1855. Il est donc vraisemblable qu'il ait été l'expéditeur de cette lettre. De plus, le village de New Carlisle a été fondé par des loyalistes, ces sujets britanniques qui ont fui les États-Unis à la suite de la guerre d'indépendance. Notre postier avait donc peut-être vu des correspondances ornées des timbres provisoires américains. Jusque là tout se tient.

 

Notre lettre unique rejoint la célèbre collection du comte de Ferrary puis celle de Maurice Burrus, qui la conservera pendant quatre décennies. En 1985 et 1986, la lettre est soumise à expertise et les deux certificats obtenus mentionnent que « la lettre semble authentique mais que son émission n'a pas été autorisée par l'administration postale » et que la lettre « est authentique, autant qu'on puisse en juger vu son unicité ». Ces informations sont tirées du catalogue du vendeur qui souligne les mots « authentique » et « unicité ». Le vendeur poursuit en précisant que récemment Sergio Sismondo a émis un autre certificat beaucoup plus détaillé et qui précise entre autre que l'écriture manuscrite a bien été apposée après le timbre et qu'il n'y a eu sur cette lettre aucune autre marque postale qui aurait été effacée. Le vendeur conclut donc qu'il s'agit d'une authentique émission provisoire, que l'exemplaire offert à la vente est unique et que bien sûr il est indispensable pour tout collectionneur qui voudrait avoir la meilleure collection consacrée au Canada...

 

Cependant, s'en suit un autre paragraphe dans le catalogue de vente qui justifie qu'il s'agit vraiment d'une émission provisoire. Pourquoi tant d'insistance ? Une petite recherche s'impose...

 

Finalement, la vérité est un peu plus nuancée. Les spécialistes ne semblent pas tous d'accord sur la question. En 2003, alors que le catalogue Scott pense ajouter cet item à ses cotes, des voix discordantes s'élèvent, il ne s'agirait peut-être que d'une inscription personnalisée et non d'une véritable émission provisoire. Quelle différence ? Je dirais aucune mais dans un cas, la valorisation est cent fois inférieure ! D'ailleurs, je n'ai pas trouvé trace de cote dans le catalogue Scott 2009, même si le vendeur affirme que c'est la première entrée de la section Canada. Là où ça fait mal, c'est que le très sérieux Fake, Forgeries & Experts a publié le résultat de la recherche effectuée par la non moins sérieuse Vincent Graves Greene Philatelic Research Foundation et que leur conclusion est qu'il ne s'agit pas d'une émission provisoire... C'est bizarre, le vendeur ne mentionne pas cette étude !

 

Au détour d'une page web, on apprend également que Sergio Sismondo aurait affirmé qu'il était « curateur » de cette pièce philatélique et qu'il avait pour objectif de l'exposer le plus possible pour la faire connaître. Rien à dire sur cette technique marketing de bonne guerre, cependant Sergio Sismondo est également l'émetteur du certificat sur lequel le vendeur base son argumentation.

 

Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une pièce particulièrement intéressante de la philatélie canadienne mais à mon humble avis, des hommes d'affaires avisés tente de la commercialiser pour en obtenir un prix qu'il est difficile de justifier.

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 19:56
Au lendemain de la première guerre mondiale, les États belligérants pansent leurs plaies, humaines et économiques. Le Canada, même si le conflit s'est déroulé loin de ses terres, a apporté sa modeste mais néanmoins importante participation aux forces alliés. Les Canadiens laissent 67 000 morts sur le champ de bataille, soit 1% de la population.

Voici une affiche invitant les Canadiens à contribuer à la reconstruction économique du pays après la guerre :


On y voit un timbre d'épargne de guerre, d'un coût de 4$ en 1919 et pouvant être échangé contre la somme de 5$ en 1924. Il semble cependant qu'on ne pouvait pas acheter directement ce timbre mais qu'il fallait d'abord acheter 16 timbres à 25¢ pour les échanger contre le timbre de 4$. J'imagine que cette méthode permettait aux ménages modestes d'accumuler sur une période plus ou moins longue la somme requise. Peut-être servait-elle aussi à maximiser le rendement pour le prêteur; en effet il devait certainement y avoir des épargnants qui achetaient quelques timbres à 25¢ avant d'abandonner pour une raison ou une autre avant d'avoir atteint le montant de 4$, ce qui constituait donc un bénéfice net pour l'état.

Voici l'un de ces timbres d'épargne à 25¢ :

Mis en vente par H.R. Harmer, vente aux enchères n° 2990 du 21.01.2009, lot n° 2625.

Valeur estimée : 1500 à 2000$
Prix de vente : 1200$

collection « Mont-Royal »

Le timbre est neuf, sans gomme, plutôt mal redentelé à droite, et déchiré à gauche. Il est surprenant qu'un timbre fiscal dans cette condition vaille aussi cher. La réponse est simple; on ne connaîtrait aujourd'hui que quelques exemplaires de ce timbre. Ainsi, il y aurait plus d'exemplaires illustrés sur l'affiche que d'exemplaires aujourd'hui connus ? Voilà qui serait pour le moins inhabituel...

Le même existe avec légende anglaise (tout comme l'affiche d'ailleurs) mais est beaucoup plus commun que la version française. Les québécois ont-ils tous échangés leurs timbres contre de la monnaie sonnante et trébuchante ou ont-ils simplement moins contribué à l'effort économique ?

Mise à jour du 5 mars 2009

Voici un livret d'épargne incomplet qui illustre la façon dont ces timbres pouvaient être utilisés :

Mis en vente par Ron Leith Philatelic Auctions, vente aux enchères n° 41 du 21.03.2009, lot n° 2029.

Cote : 260$
Valeur estimée : 250$

Seuls quatre timbres (en version langue anglaise) sur seize ont été collés par un épargnant anonyme. Ce dernier a donc perdu 1,00$, sauf bien sûr s'il a revendu le tout à un philatéliste...

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 21:26
La première série de timbre de Terre-Neuve a, comme la plupart des premières émissions un peu partout dans le monde, fait l'objet de plusieurs tirages. On distingue aisément trois tirages, le premier de 1857, le deuxième de 1860 et le troisième de 1861, par la couleur des timbres de 2, 4, 6, 6½, 8 et 12 pence qui passe de vermillon écarlate à orange puis rose.

Du premier tirage, les timbres de 1, 3 et 5 pence, qui ont une forme différente des autres timbres de la série, sont relativement commun, tout comme le timbre de 8 pence. Les cinq autres valeurs sont particulièrement rares et ont dénombre vraisemblablement de quelques centaines à un millier d'exemplaires.

Les multiples en revanche sont extrêmement rares. Par coïncidence, trois paires de ces timbres sont offerts ce mois-ci, une à Ottawa et deux à Londres :

Mis en vente par Spink, vente aux enchères n° 9003 du 22.01.2009, lot n° 258.

Cote : 11 000£
Valeur estimée : 5500 à 6000£
Prix de vente : 5000£

Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères n° 3 du 13.01.2009, lot n° 891.

Cotes : 7500$, 8000$ et 5000£
Prix de vente : 3200$

Mis en vente par Siegel Auction Galleries, vente aux enchères n° 949 du 14.12.2007, lot n° 1253

Cote : 6000$
Prix de vente : 2100$

ex Dale, Carey-Fox, Pratt

Mis en vente par Spink, vente aux enchères n° 9003 du 22.01.2009, lot n° 259.

Cote : 7000£
Valeur estimée : 3400 à 3600£
Prix de vente : 3200£

Mis en vente par Siegel Auction Galleries, vente aux enchères n° 579 du 29.04.1981, lot n° 595.

Cote : 4000$
Prix de vente : 4250$

ex Lichtenstein

La première paire, verticale, est pliée au centre, tout juste au-dessus du timbre du bas.

La deuxième paire, malgré des marges un peu serrées, est intègre. Il est important de noter que c'est le seul multiple connu de ce timbre. Elle est illustrée dans le livre de Pratt consacré aux premiers timbres de Terre-Neuve.

La troisième paire est superbe d'apparence mais possède deux petits défauts, un aminci et un léger pli sur le timbre de gauche. On la retrouve dans une vente 28 ans plus tôt, ce qui permet de constater que sa valeur n'a pas particulièrement augmenté en comparaison avec d'autres timbres.

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 17:04
Transportons-nous dans la colonie britannique du Nouveau-Brunswick en 1860, quelques années avant son rattachement au Canada.

À l'époque, l'honorable Charles Connell est un personnage politique important du Nouveau-Brunswick. Il est membre de l'assemblée législative depuis 1846 et est nommé intendant des postes en 1859. Cependant, il n'occupera ce poste qu'une seule année, pour la raison que l'on va voir.

Comme les autres colonies britanniques d'Amérique du nord, le Nouveau-Brunswick se prépare à troquer la monnaie anglaise par une monnaie décimal, basée sur les dollars et les cents. L'intendant commande donc à l'American Bank Note Company une nouvelle série de timbre pour remplacer la précédente. Cette série comprendra les valeurs 1¢, 5¢, 10¢, 12½¢ et 17¢, qui correspondent aux tarifs de l'époque.

Charles Connell s'implique personnellement dans le design des timbres et fait même un déplacement à New York pour l'occasion. Le tout est gardé secret jusqu'à ce que les timbres soient reçus au Nouveau-Brunswick à la fin avril. C'est le début du scandale :

Le timbre de Charles Connell
Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères n° 3 du 13.01.2009, lot n° 864.

Cote : 6000$, 6000£
Cote : 12 000$
Prix de vente : 2500$

Le timbre de 1¢ est orné d'une locomotive (c'est d'ailleurs le premier au monde), celui de 10¢ du protrait de la reine, celui de 12½¢ d'un transatlantique et celui de 17¢, qui arrivera un peu plus tard, du portrait du prince de Galles. Le timbre de 5¢ quant à lui est orné d'un portrait de Connell lui-même ! On évoque un crime de lèse-majesté et on reproche à l'intendant des postes sa vanité. L'affaire fait grand bruit.

Le gouverneur général tranche le 8 mai : les timbres de la série peuvent être émis, sauf le 5¢, qui doit être réimprimé avec le portrait de la reine Victoria. L'intendant des postes remet sa démission, qui est acceptée. Il ramène chez lui « son » timbre et brûlent presque toutes les feuilles.

Il en aurait offert une à chacune de ses filles, qui les auraient détruites, histoire d'oublier la honte qui venait de s'abattre sur la famille. Cependant, quelques dizaines d'exemplaires (on estime qu'environ 75 exemplaires auraient survécus jusqu'à nous) échapperont à la destruction et sont aujourd'hui, avec les nombreuses épreuves, un témoignage amusant des premiers pas de la philatélie et de l'épineux problème du choix des émissions.

Malgré le scandale provoqué à l'époque, il semble que la carrière politique de Charles Connell se soit poursuivie sans encombre jusqu'à sa mort en 1873. Charles Connell n'a jamais offert d'explication pour son geste, ne l'a jamais revendiqué mais n'a pas rejeter la faute sur une tierce personne non plus. Toujours est-il qu'aujourd'hui il fait partie de l'histoire de la philatélie...

L'exemplaire illustré ci-haut est typique de la condition dans laquelle on retrouve les exemplaires véritables. Séparé au ciseau, sans gomme, avec de petits défauts. Celui-ci porte en plus une fausse oblitération, aucun exemplaire n'ayant voyagé par le système postal officiel.

Voici un autre exemplaire offert à la vente, un peu plus joli que le précédent mais réparé sur les deux côtés :

Le timbre de Charles Connell
Mis en vente par Vance Auctions Ltd, vente sur offre n° 265 se terminant le 22.01.2009, lot n° 5062.

Cote : 7500$
Prix de vente : Inconnu

Finalement, s'il faut remplir la case de l'album, peut-être vaut-il mieux se procurer une épreuve et la denteler :

Le timbre de Charles Connell
Mis en vente par Sparks Auctions, vente aux enchères n° 3 du 13.01.2009, lot n°  861.

Cote : 300$
Prix de vente : 230$

ex Hatfield

Cependant attention, l'intendant des postes vous a à l'oeil !

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 21:36
Il y a tout juste deux semaines je présentais un timbre offert sur ebay sur lequel il était préférable de s'abstenir d'enchérir. En voici un autre :

Mis en vente par spoduck sur ebay jusqu'au 17.12.2008, lot n° 330292165032.

Prix de départ : 0,99$
Cote : 250$
Prix de vente : 27$

Le hic, c'est que le vendeur le décrit comme étant le n° 1 (numérotation Scott) alors qu'il s'agit d'un n° 5. La seule différence entre ces deux timbres est la dentelure; le premier est dentelé 9, le deuxième 12. Entre ces deux gradation, la différence est nettement visible à l'oeil nu. Une autre différence importante mais invisible cette fois, c'est que le premier vaut entre 25 et 100 fois plus que le deuxième !

Comme il peut s'agir d'une erreur de bonne foi, je l'ai signalé au vendeur, comme je l'ai déjà fait au moins une autre fois dans le passé dans exactement la même situation. Cependant, à la différence de l'autre vendeur qui avait rectifié le tir, celui-ci a ignoré ma remarque et laissé courir les enchères, qui, de façon surprenante, ont atteint un montant élevé considérant l'erreur manifeste.

Lecteur et collectionneur néophyte, soit vigilant !

Voici un exemple du n° 1 :

Île-du-Prince-Édouard, two pence
Mis en vente par Philosopher's Philately sur ebay jusqu'au 19.12.2008, lot n° 360115209389.

Cote : 600$
Prix de départ : 9,99$
Prix de vente : 104,01$


La description du vendeur est détaillée :

No cancel. No gum. This stamp has been freshly washed in plain water to remove old hinges and shreds of paper, and to reveal any hidden faults. There are two horizontal creases very close to the top edge, with a tiny 1mm closed tear below the W of Edward. The tip of the SW corner is thinned. No other faults or thins.

Malgré les (nombreux) défauts du timbre, l'acheteur peut enchérir en toute connaissance de cause.

À titre de comparaison, voici un exemplaire du n° 5, dentelé 12 :

Île-du-Prince-Édouard, two pence
Mis en vente par padstamps sur ebay jusqu'au 21.12.2008, lot n° 250343859869.

Prix de départ :
Prix de vente :

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 16:37

En parcourant les divers sites de ventes aux enchères, on tombe parfois sur des pièces inconnues qui nous invitent à chercher le pourquoi de leur existence. Voici l'une d'entre elles :

Mis en vente par Cherrystone Philatelic Auctioneers, vente aux enchères du 08.01.2009, lot n° 950.

Prix de départ : 8500$
Prix de vente : Invendu

 

Mis en vente par Cherrystone Philatelic Auctioneers, vente aux enchères du 09.11.2010, lot n° 936.

Prix de départ : 8500$

Prix de vente : Invendu


Ce pli est adressé à Edwin Cleary, Londres et est affranchi de quatre timbres de la série « Caribou » surchargés « 1st Atlantic Air Post, Martinsyde, Raynham, Morgan ». Cette surcharge n'est pas répertoriée dans les catalogues que j'utilise et c'est la première fois que je la vois.

La surcharge ressemble à celle utilisée sur un 3¢ caribou pour un autre premier vol transatlantique. Qu'en est-il donc de celle-ci ?

Tout d'abord, Martinsude, Raynham et Morgan ont bien tenté par deux fois une traversée de l'Atlantique en avion en 1919. La première le 18 avril 1919, six jours après la tentative malheureuse dHawker et Grieve. Le vol sera bref, l'avion ne réussissant pas à décoller. La deuxième tentative aura lieu en juillet mais un crash au décollage rendra l'avion inutilisable.

Ce vol devait-il transporter du courrier ? Oui, et le postier-maître J. A. Robinson avait écrit à l'encre manuscrite « Aerial Atlantic Mail JAR » sur quelques dizaines d'exemplaires du 3¢ caribou. Les lettres partiront donc par bateau dans les bagages des pilotes.. qui les oublieront six mois avant de les remettre à la poste Londonienne.

Revenons à notre lettre. Edwin Cleary était un reporter du Daily Express, envoyé spécial à Terre-Neuve pour couvrir les tentatives de traversée de l'Atlantique. La surcharge a probablement été réalisée par M. Cleary lui-même, le postier-maître ayant nié le caractère officiel de ces surcharges. D'ailleurs, ce que le vendeur ne précise pas explicitement, c'est qu'on ne trouve pas au dos de l'enveloppe de cachet d'arrivée. Il est donc hautement probable que cette lettre (et les quelques autres connues) n'ait tout simplement pas voyagé par le système postal.

Il s'agit donc à priori d'une fabrication privée, d'une curiosité.

 

Mise à jour du 28.10.2010

Cette curiosité a bien du mal à trouver preneur, puisqu'elle est toujours en vente aujourd'hui, au même prix.

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 18:30
En Juin 1897, la reine Victoria, qui est depuis un peu moins d'un an la détentrice du record de longévité à la tête de la monarchie britannique, se prépare à fêter ses 60 ans de règne.

Le Canada décide pour l'occasion d'émettre une série de seize timbres commémoratifs, du ½¢ au 5$, une somme colossale pour l'époque. En effet, un ouvrier devait consacrer plus d'une semaine de son salaire pour l'acquérir ! Pour la même somme, on pouvait également se procurer 50 kg de surlonge de boeuf.... C'est un peu comme si La Poste émettait aujourd'hui une série de Marianne dont les faciales allait jusqu'à 100€ et qu'il fallait débourser 250€ pour acheter toute la série. On trouve de la surlonge de boeuf à 5€ / kilo aujourd'hui ?

Les seize timbres présentent le même motif, deux portraits de Victoria dont la célèbre et si belle effigie Chalon, qui d'ailleurs orne également le timbre le plus rare du Canada. Une autre particularité de cette série est que plusieurs mois avant le début de la vente, le nombre d'exemplaires de chacun des timbre est fermement arrêté et rendu public.

½¢ noir
150 000
1¢ jaune 8 000 000
2¢ vert 2 500 000
3¢ rose 20 000 000
5¢ bleu 750 000
6¢ brun 75 000
8¢ violet 200 000
10¢ brun 150 000
15¢ bleu 100 000
20¢ orange 100 000
50¢ bleu 100 000
1$ rouge 25 000
2$ mauve 25 000
3$ brun 25 000
4$ mauve 25 000
5$ vert 25 000

Muni de ces informations, les spéculateurs et les philatélistes se ruèrent dans les bureaux de poste le 19 juin 1897 afin d'acquérir le ½¢ et le 6¢ dont les tirages étaient faibles par rapport à la valeur faciale. Après tout, avec 750$ il était théoriquement possible d'acheter la totalité du stock de ½¢ !

Ainsi, six jours plus tard, le superintendant des postes interdit la vente de ces deux valeurs sauf achat d'un ensemble complet ce qui, vu le prix, stoppe net l'euphorie. Le superintendant réitère cependant que de nouveaux tirages ne seront pas réalisés si certaines valeurs venaient à être épuisées.

Les collectionneurs râlent contre cette série qui semblent être destinée à alléger leur portefeuille, les passions se déchaînent et finalement, les plus hautes valeurs ne seront pas épuisées avant plusieurs années. Le 4$ ne se serait écoulé qu'à moins de 10 000 exemplaires.

Ces timbres sont aujourd'hui appréciés pour leur beauté, les polémiques de l'époque étant définitivement oubliées tout en étant toujours d'actualité (ce qui prouve bien que même si les collectionneurs râlent, ils achètent puisque ça fait 100 ans que ça dure !). Le prix des plus hautes valeurs à l'état neuf demeure relativement faible par rapport au tirage, justement parce que ces timbres ont surtout été achetés par des collectionneurs.

Voici un superbe exemplaire du 5$, neuf sans charnière :

Mis en vente sur ebay par Anthony's jusqu'au 8 décembre 2008, lot n° 200281444292.

Prix de départ : 1395$
Cote : 4000$

Prix de vente : Invendu

Il y a malheureusement un problème. Le prix. Il est nettement trop bas. Si le timbre est réellement dans la condition décrite, il vaut au moins la valeur de sa cote et même plus pour cette valeur très difficile à trouver sans charnière.

J'ai demandé au vendeur s'il était possible d'avoir un certificat d'authenticité. Sa réponse fut rapide et courtoise mais ferme : pour un certificat d'authenticité, à moi de me débrouiller.

De deux choses l'une : soit le vendeur tente une escroquerie, soit il est ignorant de la valeur des timbres qu'il vend. Dans ce deuxième cas, c'est une occasion inespérée de faire rapidement quelques milliers de dollars... mais je n'y crois pas trop. Un vendeur à éviter donc, malgré ses 55 000 commentaires positifs.

Voici un exemple récent de la vente d'un superbe exemplaire, avec gomme originale mais très légère trace de charnière (ce qui divise quand même la valeur par trois par rapport à une gomme intacte) :

Canada, 5$ Jubilé

Mis en vente par Robert A. Siegel Auction Galleries, vente aux enchères n° 960 du 26.06.2008, lot n° 1100.

Cote : 1250$
Prix de vente : 2600$

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